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Maidières, ses forêts, son histoire
Maidières, dont le nom est tiré du latin madera (qui signifie bois propre à la construction), est un village très ancien. On lui prête une origine romaine, si l’on se fie aux vestiges de villas mis au jour, jadis, sur les hauteurs de Saint-Pierre.
Située dans le canton de Dieulouard, Maidières est blottie auprès de Pont-à-Mousson, la cité mère de l’agglomération.
La proximité de la forêt (30 ha) fournit, sans le moindre doute, l’explication de l’appellation attribuée au village, dont la paisible existence bat au rythme des 1382 âmes qui le composent.
Maidières est fière de ses profondes racines historiques. Ne fut-elle pas érigée en seigneurie au début du IXème siècle. En 840, le roi Charles le Gros donna l’usufruit de cette seigneurie à l’évêque de Liège qui, dès lors, pouvait procéder à la nomination du curé. En 1227, l’évêque de Liège voulut échanger, avec Jean d’Apremont, évêque de Metz, le village et son église, mais Henri II, comte de Mousson, s’y opposa.
Parmi les richesses patrimoniales de Maidières, la chapelle de Casenove, érigée au début du XVIème siècle, par Jacquet de Maria et Diane de Mousson, tient une place affectueuse dans le cœur des Maidiérois.
En 1800, le village comptait 800 habitants. Plus de deux siècles plus tard, sa démographie, liée à un urbanisme soucieux de la mise en valeur de ses sites et ses espaces boisés, l’a mené à comptabiliser un peu moins de 1400 résidents, répartis entre le vieux pays et les quartiers neufs.
Le conseil municipal que préside Christian Portelance, depuis juin 2004, souhaite que Maidières profite grandement des attraits naturels de ses sites. Et il réfléchit à un projet de mise en valeur, sur une décennie, des coteaux et des vergers de la commune. "Favoriser la vie au calme dans un village baigné de nature et de couleur est notre quête, explique le maire. C’est une question de qualité de vie."